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À quoi ressemblent les réunions en Holacratie ? Venez le découvrir par vous-même

Sémawé TV, ça existe ? Oui ! Enfin, presque. Pour le moment, la diversité des programmes se limite à nos réunions de gouvernance et de tactique en Holacratie. Pourquoi avons-nous fait ce choix ? Comment ça fonctionne ? Qu’en disent les participants ? Réponse à toutes ces questions dans cet article.

Les deux types de réunions en Holacratie

La Constitution Holacratie 5.0 prévoit deux réunions : la réunion tactique et la réunion de gouvernance.

La réunion de gouvernance est dédiée à la création, la modification et la suppression des rôles, cercles et politiques — c’est là qu’on fait évoluer la structure. La réunion tactique se concentre sur la résolution des tensions opérationnelles et la synchronisation du travail en cours.

Les deux suivent des processus explicites décrits dans la Constitution. Un facilitateur est chargé de faire respecter le processus. Le scribe travaille avec lui pour capturer les décisions. Chez Sémawé, cela se fait sur Holaspirit — et si vous souhaitez consulter notre gouvernance, elle est disponible publiquement : https://app.holaspirit.com/public/semawe

La réunion tactique : comment ça fonctionne ?

C’est une réunion qui a du rythme. Elle poursuit trois objectifs : partager un même niveau d’information, lever les obstacles au travail, détecter les endroits où la gouvernance peut encore être améliorée.

Si c’est une réunion régulière du cercle, tous les membres y sont conviés au titre de leur rôle. Elle peut aussi réunir uniquement les rôles qui ont besoin de traiter une tension ensemble. Son carburant, ce sont les tensions apportées par les rôles présents. Elle se termine quand tous les points à l’ordre du jour sont traités.

Ce que j’aime dans ce format, c’est qu’il est efficace, vivant, ancré dans le réel et centré sur les besoins des rôles présents. Je ne sais plus travailler autrement qu’avec ce processus de triage de points.

La réunion de gouvernance : comment ça fonctionne ?

C’est là qu’on gouverne. On y crée, modifie ou supprime des rôles, des cercles, des politiques. On y tient aussi les élections pour les rôles de facilitateur, scribe et représentant de cercle.

La réunion suit le processus décrit à l’article 5 de la Constitution. Le but est d’améliorer le système d’organisation — maintenir à jour l’explicitation de notre fonctionnement pour rester efficaces et agiles.

À quoi s’attendre en participant à une réunion publique de Sémawé ?

C’est simple : vous allez tout voir et tout entendre. Une immersion dans une vraie réunion de travail. Je dis « vraie » parce que la réunion à laquelle vous allez assister n’est pas un jeu de rôles — enfin si, mais c’est un jeu de mots holacratique — ni une représentation préparée en amont.

Concrètement, une réunion publique se déroule en visio, dure entre 30 et 40 minutes, porte sur une réunion de gouvernance ou de tactique, et est suivie d’un temps d’échanges avec les participants observateurs.

À qui sont-elles destinées ?

À tout le monde, ou plutôt à tous ceux que ça intéresse. Les profils des visiteurs sont très divers : des praticiens déjà expérimentés, curieux de voir comment une autre organisation mature pratique l’Holacratie ; des débutants qui veulent se projeter dans un fonctionnement rodé ; et plus largement, toute personne qui s’interroge sur les nouvelles pratiques organisationnelles.

Comment sont-elles organisées ?

Avec une gouvernance en Holacratie, bien sûr. Au sein de Sémawé, un rôle est dédié à l’organisation de ces réunions publiques. Ce rôle recense les besoins dans l’équipe lorsqu’une réunion publique approche, pour que la réunion se tienne dans le cercle ou avec les rôles qui en ont le plus besoin. Il mobilise ensuite les rôles nécessaires — le rôle Site Web pour rendre visibles les dates, le rôle Visio pour obtenir un lien d’inscription.

Ces exemples illustrent deux choses concrètes : la clarté des rôles permet de travailler efficacement sans se demander « mais qui s’occupe de ça ? », et l’explicitation des attentes permet de faire des demandes claires sans jeux de pouvoir.

Pourquoi Sémawé a choisi de rendre ses réunions publiques ?

Donner à voir. Nous répondons aux demandes de clients qui débutent en Holacratie et qui ont encore du mal à se projeter dans un fonctionnement mature. Cela répond aussi à une demande de personnes curieuses d’Holacratie qui n’ont pas encore adopté ce système pour leur propre compte.

C’est aussi un choix de transparence sur notre gouvernance et notre manière de travailler — une mise en abyme du changement de paradigme que propose l’Holacratie : adieu l’opacité des modes de décision, place à l’explicitation des attentes et des autorités.

Sur le plan des dynamiques d’équipe, ces réunions sont des cas pratiques illustrés. Les visiteurs assistent en direct à l’expression de divergences d’opinion et à la recherche de solutions. Ils peuvent observer comment l’équipe gère les tensions, cultive la confiance, encourage l’expression authentique des points de vue.

Enfin, en proposant cette ouverture, nous souhaitons inspirer. L’Holacratie est encore un système peu connu, et la plupart des organisations manquent d’illustrations concrètes sur ce que ça donne dans les comportements, la manière de se parler, la dynamique de réunion. Je crois que c’est aussi une forme de générosité en tant qu’organisation.

Est-ce que les membres de l’équipe se comportent différemment du fait que ces réunions soient publiques ?

Oui et non.

Oui pour les conditions matérielles : nous adaptons le dispositif audio et vidéo pour que tout le monde suive confortablement, et nous mettons en place un dispositif permettant aux personnes sourdes ou malentendantes de suivre la réunion si elles le demandent.

Non pour tout le reste. Nos réunions commencent et terminent à l’heure annoncée, comme d’habitude. Chacun s’autorise à ne pas venir ou à partir en cours de route si quelque chose de plus prioritaire se présente — c’est le principe de la priorisation holacratique. Il n’y a pas de tri préalable dans les tensions apportées : si un point a été réglé avant la réunion, on ne l’apporte pas. Et le processus est celui de la Constitution — pas réinventé à chaque fois. À force de le pratiquer, il y a du confort et de l’efficacité dans le traitement des points.

Ce que disent les participants

« Ouvrir ces réunions décrit un cadre relationnel sécure au sein de l’équipe. C’est oser tâtonner, cheminer ensemble devant un public avec un processus. » — Apolline

« Vous êtes les pionniers d’un nouveau mode d’apprentissage ! Je suis marquée par l’assertivité dans les échanges. » — Marion

« Ça fait 3 ans que je fonctionne en Holacratie, c’était intéressant d’observer cette réunion. Je constate que nous avons des interrogations très proches sur des points de structure de gouvernance. » — Paola

« Le timing de la réunion est très cadencé. Vous avez traité beaucoup de points en peu de temps. » — Alice

« Je suis reconnaissant de pouvoir être une petite souris pour observer tout ça. La discipline et la fluidité sont bien plus grandes qu’avec un processus de gestion par consentement. Ça m’inspire pour ma pratique en équipe. » — Florent

« Je trouve ça très courageux de vous livrer devant des visiteurs. Je m’initie aux termes, vous utilisez des outils que je ne connais pas — cela fait beaucoup de nouveautés. Le cadrage et l’efficacité sont surprenants, j’ai l’élan d’en découvrir d’autres. » — Sophie

« Je trouve réjouissant de voir que les réunions peuvent se tenir même si tout le monde n’est pas là. C’est apprenant de voir le processus de gouvernance et comment les étapes enrichissent la proposition. » — Delphine

Les prochaines dates

Nous proposons des réunions publiques tout au long de l’année. Retrouvez les prochaines dates et inscrivez-vous directement sur la page dédiée.

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