Sélectionner une page

Sous le nom de Dahub, une mission claire : accompagner des entreprises touristiques à être visibles sur internet massivement.
Au programme : collecter, filtrer, organiser des données touristiques présentes sur un territoire, pour fournir un flux d’informations riche et homogène. Un de leurs premiers clients a été l’Office de Tourisme Grenoble Alpes Métropole, une référence toute trouvée pour la start-up qui a fait ses débuts au sein du Tarmac à Meylan. Les fondateurs nous accordent une interview pour revenir sur le cheminement de Dahub et l’accompagnement par Semawe.

 

Quelle est la genèse de Dahub ?

Damien : Je suis né dans une station de ski en Haute-Savoie, entouré de saisonniers qui vivent exclusivement du tourisme. Globalement des gens très éloignés du numérique qui ne voient pas que le visiteur évolue et devient de plus en plus connecté. Je voyais bien qu’ils essayaient de trouver des gens pour leur communication mais ce n’était pas structuré. Il fallait proposer une solution qui réponde aux enjeux de demain pour ces entreprises touristiques car elles ne vivent que de ça.
C’est ce qui a motivé la création de Dahub : apporter un outil numérique capable de répondre aux enjeux des entreprises touristiques et qui puisse être porté sur le terrain.

NDRL : Damien a été très rapidement rejoint par Benjamin.

 

Quelle est la portée de votre projet ?

Damien : Nos clients sont très diversifiés, ils peuvent être des diffuseurs institutionnels (offices de tourisme, départements, régions) mais aussi des diffuseurs privés (Guide du Routard, start-up…). Nous les aidons à alimenter leurs services en ligne.

Notre champ d’intervention s’étend sur une large partie du territoire français : 25 clients institutionnels répartis sur toute la France, de l’Ile de la réunion à l’Ile-de-France en passant par l’Occitanie et le Val d’Oise. Nous travaillons aussi à l’international, comme à Dubaï par exemple où nous avons réalisé un projet. L’ambition d’aider des entreprises touristiques ne se limite pas à la France, il y a une vraie ambition à l’échelle européenne dans un premier temps, sachant que toute autre opportunité sera bonne à tester.

Que le client soit propriétaire d’un restaurant ou d’un hôtel, guide de montagne, prestataire d’activité…, nous lui disons : “votre métier c’est de faire du tourisme, notre métier c’est de faire en sorte qu’on vous trouve”.

 

 

 

 

Qu’aimez-vous le plus dans votre métier aujourd’hui ?

Damien : J’aime travailler en équipe, avec des personnes complémentaires. J’aime que mon métier puisse rendre service et répondre à un besoin, y compris hors du cadre professionnel. C’est une belle récompense de voir que des personnes que l’on apprécie, vivent du tourisme et utilisent notre solution, pour en vivre encore mieux. Le monde de la donnée numérique c’est l’avenir, il évolue en permanence ; nous soulageons notre cible avec une solution simple.

Benjamin : Pour moi le plus important est de travailler avec une équipe qui me donne du plaisir humainement, et en deuxième plan travailler dans cet objectif de dynamisation de l’activité économique et touristique. J’aime l’idée de rendre accessible un outil qui s’adapte à un public sans bagage technique, permettant un impact fort sur les territoires.

Nous avons tous les deux envie d’avoir un impact concret sur ce qui nous entoure, avoir une activité qui a du sens, être connectés au réel.

 

Dahub & Semawe, une collaboration pour nourrir la quête de sens

Donner du sens au projet entrepreneurial, voilà ce qui a provoqué la rencontre des fondateurs de Dahub avec Semawe. Damien et Benjamin le raconte.

Damien : Avant Semawe, nous avons d’abord rencontré Aliocha grâce au Réseau Entreprendre, en pleine phase de sélection pour un accompagnement. Aliocha nous a amenés à réfléchir à notre positionnement, à notre vision de entrepreneuriat… Il nous a questionnés sur le pourquoi et le comment s’organiser dans l’entreprise, surtout à un moment où nous commencions à construire une équipe.

Benjamin : Nous nous sommes vus la première fois où nous brassions beaucoup de choses. Notre conversation s’est déroulée dans un cadre sécurisant et nous avons pu échanger calmement sur nos différentes préoccupations (sujets techniques, vie d’équipe, évolution de l’entreprise,…). Le courant est passé !

 

A votre avis, quel est le principal moteur de Semawe dans les projets qu’elle mène avec ses clients ?

Damien : Je pense qu’il faut que le projet vous plaise dans sa dimension humaine également car vous vous intéressez aux personnes au delà du projet.

Benjamin : Vous parlez de vos valeurs, de votre raison d’être et on sent que c’est important pour vous. Vous avez une direction, vous souhaitez accompagner des gens qui ont des similitudes avec vous. Il y a un véritable attachement à l’humain et à une approche personnalisée ; vous n’appliquez pas de recette toute faite.

 

Comment avez-vous vécu l’accompagnement sur la Raison d’être de Dahub ?

Damien : J’ai trouvé cet axe de réflexion génial !
Nous ne savions pas ce qu’allait donner l’exercice sur la raison d’être. Le résultat nous a surpris et a plu à tout le monde. J’étais heureux d’avoir réussi à la définir, parce qu’elle nous ressemblait.

Nous avons posé des mots, avons découvert des choses sur nous-mêmes. Semawe a aussi apporté sa pierre à l’édifice pour nous aider à nous structurer autour d’un nouveau champ lexical.

J’ai beaucoup aimé la façon dont Jeanne a dessiné ce qui était dit. C’était une très belle expérience, nous nous sentions bien entourés avec des experts à l’écoute.

 

Que vous a apporté cette collaboration pour vos projets ?

Benjamin : Nous avons fait émergé “nos quoi”, les choses que nous avions enfouies. Cela joue beaucoup dans la perception de notre travail, de notre projet et la façon dont nous le communiquons aux autres.

La raison d’être nous sert d’ingrédient de base, de socle pour alimenter la discussion. C’est une sorte de graine. Ces deux phrases nous servent à discuter de plein de choses. C’est pour cela que ce travail a été très efficace et structurant pour nous.

Damien : Un message plus clair pour l’expliquer aux futures recrues et aux investisseurs ! Nous savons aujourd’hui que nous aurons le même discours entre nous. Même si nous n’utilisons pas les mêmes mots, nous aurons une vision partagée, alors qu’avant nous avions chacun une vision partielle.

 

Projets à venir : quelles sont vos actualités ?

Benjamin : Nous allons dans des salons institutionnels du e-tourisme car ils réunissent les acteurs à qui nous pouvons présenter Dahub.
Nous serons au salon de Pau, ET15 en octobre. Nous serons présents sur deux stands : HUBO et EFFIGIO et nous aurons aussi un atelier d’une heure, où l’objectif sera d’être visibles et d’annoncer le lancement du service de Presence Management que les institutionnels pourront prescrire aux entreprises touristiques.
Enfin, nous serons présents au centenaire des OT de France à Reims. C’est un événement clé où sont présents tous les directeurs d’Offices du Tourisme.

 

Vos chantiers en cours ?

Damien : Nous en sommes à la création des plans du futur outil technique. Nous travaillons pour les diffuseurs publics, et notre ambition est de travailler avec les entreprises touristiques pour qu’elles gèrent leur présence en ligne. L’objectif est de lancer la 1ère version en septembre.
Nous commercialisons aussi une solution de “Presence Management” qui sortira dans les trois prochains mois, ce service s’appelle “Effigio”.

Depuis 2015, nous travaillons à connaître ce marché et à développer des technologies de gestion de données éprouvées avec les entreprises du territoire : plus de 25 000 entreprises touristiques nous ont laissé la gestion de leurs données sur notre plateforme. Nous sommes devenus experts pour aider ces entreprises touristiques : nous savons sur quoi les soutenir et avec quelle technologie.
Maintenant, il faut créer un environnement facile d’utilisation pour qu’elles se sentent en confiance.

Cette nouvelle plateforme répond à notre raison d’être : accompagner les entreprises touristiques des territoires sur leur présence en ligne.

Ensuite, l’enjeu est de transmettre l’idée que nous garantissons des “circuits-courts de la donnée” et que l’on retienne que Dahub “aide les entreprises à être visibles en ligne, en cohérence avec les acteurs locaux”.

À lire aussi .